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Je transporte mes enfants sur un moederfiets (vélo de maman) : c’est un vélo d’une longueur normale mais équipé pour embarquer deux gamins, avec un siège derrière le guidon et un sur le porte-bagages.

Dans de petites villes comme celles où j’habite et travaille, il ne passe pas inaperçu. Uniquement habitués aux VTT ou aux vélos de course, les gens sont sidérés de découvrir qu’on peut trimballer ses enfants à vélo, donc, et aussi faire ses courses, aller travailler, prendre le train, etc., en toute saison.

Leur surprise est bien compréhensible : si les moederfiets sont très fréquents en Hollande ou en Allemagne, on n’en voit guère en France. Dommage, c’est bien pratique, notamment parce que c’est moins encombrant que d’autres vélos de transport de charges. Heureusement, comme on va le voir, c’est facile d’équiper un vélo normal pour le transformer en car de ramassage scolaire.

Disclaimer : je donne ces conseils sur la base de mes propres achats consécutifs à de longues nuits passées sur des forums obscurs. Je ne suis rémunéré par aucune des marques ni aucun des sites marchands cités dans cet article. Les prix donnés sont approximatifs – en gros ce sont ceux de Hollandbikeshop hors promo.


Où acheter ?

A Paris, c’est la mode d’avoir de jolis vélos et de transporter ses enfants dessus en ce moment, donc vous trouverez sans doute le genre de choses dont je parle chez votre vélociste de quartier, ou pas trop loin. Ce sera affreusement cher, mais le fait de pouvoir voir et toucher avant d’acheter, de parler à un être humain et de ne pas devoir attendre un colis pendant des jours est incroyablement précieux.

En province, je ne vous recommande malheureusement pas d’aller chez un vélociste : tous ceux que j’ai essayé trouvaient absurde, voire suspect qu’on puisse vouloir acheter autre chose qu’un VTT suspendu de partout ou un vélo de route full-carbon à 3000 euros. Au mieux ils vous proposeront une imitation de vélo hollandais mal équipée et hors de prix avec une remorque.

MàJ 2016 : J’ai eu une excellente expérience chez Cyclable à La Rochelle, et je suppose que c’est la même chose dans les autres boutiques de la même enseigne. Ils sont d’excellent conseil, serviables, et vendent à peu près tout ce dont je parlerai ici.

Sur internet, vous trouverez à peu près tout ce dont je parle sur des sites français comme lecyclo.com, cyclable.com, hollandbikes.com, etc. Et si vous voulez le choix ultime, il y a le site néerlandais Hollandbikeshop qui a TOUT – mais la navigation est malaisée, ce n’est pas forcément le moins cher, et les frais de livraison fixes le réservent plutôt aux grosses commandes.

Enfin il y a le bon coin. A Paris l’offre est pléthorique mais les prix assez élevés, et les objets les plus recherchés partent très vite. En province on peut faire de supers affaires mais ça demande un peu d’investissement en termes de temps, il faut souvent faire l’effort de se déplacer loin pour acheter, et on n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise.


Le vélo
Option luxe : Workcycles Fr8 (1000 à 1500 euros pour le vélo seul) Option cheap : Vélo hollandais sur le bon coin (100-300 euros selon l’état)

Première étape, un vélo. Si vous en avez déjà un, prenez celui-là, sinon récupérez ou achetez-en un. Pour ma part, j’ai acheté un Workcycles Fr8 d’occasion (1000 euros tout équipé), et j’ai trouvé un Montego Mover pour ma compagne (150 euros), qui est en gros un Vélib’.

Franchement ça peut être à peu près n’importe quel vélo tant qu’il roule et qu’il a des freins, mais quelques caractéristiques rendent tout de même les vélos type hollandais nettement plus pratiques :
• en général ils disposent déjà des équipements nécessaires pour supporter le mauvais temps (garde-boues efficaces, pare-jupe, carter de chaîne et freins à tambour), ça fait ça de moins à rajouter.
• le cadre bas sera nettement plus facile à enjamber quand le vélo sera chargé
• un guidon relevé et une potence haute vous donneront une position de conduite plus confortable et laisseront de la place pour le siège avant. Ca donne l’air moins sportif, mais de toute façon on n’est pas là pour les performances, hein ?

Les vélos hollandais ont donc ma préférence. Pour autant, les équipements dont je parle ici peuvent être montés sur à peu près n’importe quel vélo, moyennant parfois un adaptateur ou un peu de bricolage.


Le siège avant (0-3 ans)
Option luxe : GMG Yepp Mini (90 euros) Option cheap : Bobike Mini+ (45 euros)

On peut transporter à vélo les enfants dès qu’ils sont capables de se tenir assis (vers 6 mois) en utilisant un siège monté derrière le guidon. Les modèles les plus connus sont le Yepp Mini et le Bobike Mini. Qibbel en fait un aussi que je ne connais pas.

Le Bobike Mini fait un peu basique mais il est très bien et il existe dans une multitude de couleurs et de motifs, si ça vous amuse. Il paraît que le Yepp est plus confortable, je ne l’ai encore jamais testé.

La diffusion confidentielle en France des sièges de ce type fait que le marché de l’occasion est peu alimenté, mais on en trouve sur le bon coin de temps en temps, aux alentours de 30-40 euros.

Je ne m’explique pas qu’on ne trouve pas plus de sièges de ce type en France : c’est pas cher, facile à installer et super pratique. Cet été j’ai fini par envoyer un message à Décathlon pour leur conseiller d’en vendre tellement je n’en pouvais plus de répondre aux questions des badauds en extase.


Le siège avant (~3 ans et plus)
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Option luxe : Bulldog (70 euros) Option cheap : Selle Oxford (30 euros)

Pour un enfant qui sait déjà faire du tricycle ou de la trotinette mais qui est trop grand pour les sièges avant type Bobike Mini, il est possible de monter une petite selle sur le cadre, entre votre propre selle et le guidon.

Sur mon Fr8, le cadre est spécialement prévu pour installer cette seconde selle. Pour les autres vélos, j’ai trouvé une petite selle qui dispose de toute une série de colliers de montage pour s’adapter à tous les types de cadres. Elle a l’avantage d’avoir aussi un petit dossier, des cale-pieds et une ceinture.

Je me demandais à partir de quel âge laisser mes enfants monter sur cette petite selle. J’ai mis mon fils dessus à partir de ses trois ans, au moment où il a commencé à faire du vélo avec des petites roulettes, et ça se passe très bien. Je pense qu’il n’y a pas vraiment de règle. Il faut que votre enfant se sente en confiance et puisse communiquer avec vous efficacement, par exemple pour anticiper un freinage ou vous prévenir en cas de souci.


Le siège arrière (~2-5 ans)
Option luxe : GMG Yepp Maxi (120 euros) Option cheap : un vieux Hamax sur une brocante (10 euros)

Les enfants qui ont passé les 10 kg et savent marcher commencent à se sentir un peu à l’étroit dans les petits sièges montés au guidon. Le plus simple est alors un siège monté sur le tube de selle ou le porte-bagages. Ces sièges conviennent pour les enfants jusqu’à 25kg / 5 ans.

Ce sera l’équipement le plus facile à trouver, il y en a jusque dans les supermarchés. Personnellement j’ai un Bobike Maxi qui est assez peu cher et a l’avantage d’être équipé d’un pare-jupe. Là encore le GMG est plus cher mais censément plus confortable : il peut s’incliner vers l’arrière pour permettre à l’enfant de faire confortablement un petit somme.


Le siège arrière (6 ans et plus)
Option luxe : Qibbel 6+ / GMG Yepp Junior (60 euros) Option cheap : GMG 911 d’occasion (30 euros)

Quand les enfants deviennent trop grands pour les sièges arrières normaux, il existe ces sièges simples. En général on connaît de vue le GMG 911, très fréquent sur les vélos hollandais des années 80-90, mais qui n’est malheureusement plus fabriqué. On en trouve d’occasion mais ils partent vite – c’est la mode. Ces sièges sont pratiquement indestructibles et supportent des enfants jusqu’à 35-40 kg (le type qui m’a vendu mon vélo transportait sa femme dessus).

L’avantage du porte-bagages long du Fr8 est qu’on peut carrément y mettre deux sièges de ce type l’un derrière l’autre :


Les casques

Je n’ai pas vraiment de recommandation à faire : les normes de sécurité sont les mêmes pour tout le monde, donc vous allez à Décathlon ou chez un vélociste et vous achetez ce qui vous plaît. Mon seul conseil c’est de prendre le temps de faire essayer aux enfants les casques que vous comptez leur mettre, pour vérifier qu’ils sont bien dedans.


La béquille
Option luxe : Ursus Jumbo (35 euros) Option cheap : Contec (20 euros)

Là, pas à tortiller, il vous faut une béquille centrale double. C’est la seule manière d’être raisonnablement sûr que votre vélo ne basculera pas pendant le chargement. C’est particulièrement utile quand vous avez installé un enfant et que vous entreprenez de mettre l’autre ou de remplir vos sacoches.


Rouler sous la pluie
Option luxe : Veltop (330 euros) Option cheap : capes de pluie (20-30 euros par personne)

Le Veltop est sans conteste l’équipement de mon vélo qui attire le plus l’oeil (et les moqueries). Pour répondre tout de suite aux questions les plus fréquentes : oui ça prend le vent, mais pas tellement plus que mon torse ; il faut deux-trois minutes pour monter ou replier la capote ; ça protège bien de la pluie, sauf les avant-bras et sauf grosse bourrasque latérale. Voilà pour les avantages. Après, c’est cher et ridicule. Donc c’est vous qui voyez.

MàJ 2016 : Les soudures de mon Veltop n’ont pas survécu à la circulation quotidienne sur routes en mauvais état. Pas moyen de le réparer sans changer toute la partie pare-brise. Je suis repassé aux capes de pluie, et j’essaierai sans doute le Dryve l’hiver prochain.

L’alternative la moins chère pour pouvoir faire quand même du vélo par mauvais temps, ce sont les capes de pluie. Pour adulte les Décathlon sont très bien. Pour les enfants, Bobike et Qibbel en font qui s’adaptent exactement à leurs modèles de sièges respectifs. Hamax en fait aussi une très bien qui ira sur n’importe quel siège arrière.

Les capes de pluie des enfants sont très utiles en hiver pour les protéger du froid – la règle, à ce sujet, c’est de mettre aux enfants une ou deux épaisseurs supplémentaires par rapport à vous.

Bien entendu, il existe aussi quantité de vêtements de pluie plus ou moins ‘techniques’, c’est-à-dire respirants et hors de prix. Si vous compter aller bosser à vélo tous les jours, il n’est peut-être pas inutile d’investir dans un combo veste + jambières + guêtres imperméables, qui sera encore le plus confortable pour pédaler.


Les porte-bagages

Le massive rack du Fr8 (300 euros) Porte-bagages avant Steco (35 euros)

Le porte-bagages arrière du Fr8 (70 euros) Un prolongateur de porte-bagages (25 euros) Basil Baseasy (17 euros)

Le porte-bagages arrière est l’un des rares équipements qu’on s’attendre à trouver sur n’importe quel vélo en France. Le problème c’est qu’une fois qu’on a un siège arrière, il devient inutilisable. Je vois donc souvent des gens à vélo avec un sac à dos qui vient s’écraser sur la tronche de leur gosse, parce qu’ils ne savent pas comment faire autrement pour transporter leurs affaires.
Il y a pourtant plusieurs solutions (pas mutuellement exclusives) :
– Les trucs fixés sur le guidon avec des fixations style Klickfix. Jamais testé mais ça a l’air pas mal pour des sacs pas trop lourds (5-10kg).
– Dans le même genre, Basil fait un système permettant d’utiliser une sacoche comme sac avant.
– Un porte-bagages avant c’est super pratique, surtout avec des tendeurs, un filet ou une caisse. Si possible, choisissez plutôt un modèle ancré sur le cadre que sur la fourche, ce sera beaucoup plus stable dans les virages.
– Il existe des prolongateurs pour porte-bagages arrière afin de cumuler un siège enfant et des sacoches.


Les lumières
Option luxe : dynamo + lampes à LED avant et arrière (100-150 euros les deux) Option cheap : petites LED clignotantes (10 euros la paire)

Le plus simple pour être vu ce sont les petits ‘blinkers’ qu’on trouve pour des sommes ridicules et qui s’accrocheront sur votre guidon ou votre porte-bagages. C’est le minimum pour être en sécurité en ville.

Pour aller un peu plus loin sans vous ruiner, vous pouvez investir dans une lampe avant puissante à LED. Vous pouvez choisir soit les versions à pile, soit celles alimentées par une dynamo et installer une dynamo ’bouteille’. Il y a trop de variété pour que je puisse faire des recommandations précises, mais vous trouverez ailleurs sur le net des comparatifs. Personnellement j’ai une Lumotec IQ Cyo et une Axa Luxx 70 plus, je suis ravi des deux.

Si vous choisissez des lampes alimentées par dynamo, veillez à prendre les versions avec ‘standlight’, c’est-à-dire avec une petite batterie pour qu’elles restent allumées même à l’arrêt. Et si vous achetez votre vélo neuf, l’option dynamo au moyeu vaut vraiment son prix – pédaler avec la dynamo est pratiquement indolore, et plus besoin de trifouiller votre roue pour avoir de la lumière.


L’antivol
Option luxe : Abus City Chain X-Plus 1060 (150 euros) Option cheap : 2 U Décathlon (2 x 25 euros)

Pour les arrêts courts, par exemple pour faire trois courses ou pour déposer les enfants à l’école, les vélos hollandais sont souvent équipés d’un petit antivol qui reste sur le vélo, sur la fourche arrière. Quand on s’arrête, on retire la clé et la roue arrière est immobilisée.

C’est bien, mais pas suffisant si vous voulez pouvoir laisser votre vélo plus de cinq minutes dans la rue l’esprit tranquille, ou s’il doit dormir dans la rue. Dans ce cas, mieux vaut ne pas mégoter. En ville, il est recommandé d’avoir deux antivols en U, un pour attacher la roue avant au cadre, et un pour attacher le cadre à un point fixe.

Sinon il y a l’option grosse chaîne, qui marche bien aussi. C’est ce que j’ai. Oui, ça pèsera une tonne mais encore une fois, on n’est pas là pour battre des records de vitesse.

Enfin, si vous avez une jolie selle ou de super sacoches, il n’est pas inutile d’avoir un petit antivol qui les relie à votre vélo.


Outils & autres

Même si vous comptez rester en ville, je vous recommande de laisser sur votre vélo (ou dans votre sac de vélo) du petit matériel permettant de faire face aux soucis les plus fréquents. Vous pouvez faire comme moi, partir sans rien au début et attendre la première fois où vous crèverez ou aurez besoin d’un truc pour vous maudire de ne pas l’avoir pris avec vous, ou vous pouvez profiter de directement de mon imbécilité et emporter : une chambre à air neuve (5 euros), une pompe (5 euros), un outil multifonctions (20 euros), une petite clé à molette (5 euros), un kit de réparation de chambre à air (5 euros). Je vous recommande également des colliers de serrage, un petit tube de superglue, des pansements, un truc à manger, des petites lampes à LED. Rien de tout ça n’est cher ni encombrant, et franchement ça épargne beaucoup d’ennuis.


Voilà pour l’essentiel. Après, il y a quelques petites fioritures supplémentaires qui ne font pas de mal :


Le stabilisateur de direction

Un bête ressort qui empêche la roue avant de battre quand on met le vélo sur sa béquille. Ca coûte 10 euros et ça change la vie. A mon sens ça devrait être un équipement de série sur les vélos de ville.


Les sacoches
Option luxe : Ortlieb backroller (130 euros la paire) Option cheap : Sacoches en toile cirée (30-50 euros)

Prenez-les imperméables. Le surcoût à l’achat est négligeable et ça vous évitera de vous retrouver un vélo inutilisable dès qu’il tombe trois gouttes ou d’avoir des affaires trempées en arrivant.

Attention, je rappelle qu’il vous faudra un porte-bagages allongé pour pouvoir installer en même temps un siège arrière et des sacoches. On peut aussi imaginer des sacoches avant (type Ortlieb Frontroller) mais elles sont plus petites et ça nécessitera aussi un porte-bagages spécial.


Le pare-brise

Option luxe : Veltop (330 euros) Option cheap : le pare-brise qui va avec votre siège-avant (30 euros pour le Bobike Mini)

Très utile pour protéger du vent et des intempéries les petits enfants transportés à l’avant. Les Bobike ont l’avantage d’avoir une sorte de couverture intégrée pour protéger les genoux du petit. Comme je le disais pour le Veltop, la prise au vent est moins problématique que ce qu’on imagine.


Le rétroviseur

Une fois qu’on y a goûté, difficile de s’en passer. Je me sens un peu perdu sur un Vélib.

Comptez environ 10-20 euros.


Les tendeurs

Les sangles ça va, les filets c’est pratique, mais les tendeurs restent le moyen le plus versatile de fixer des choses sur votre porte-bagages. Et ça doit coûter 5 euros au rayon voiture de votre supermarché.


La caisse

La caisse est le complément idéal du porte-bagages avant : vous y glisserez les affaires des enfants, les packs d’eau quand vous allez faire les courses, les serviettes quand vous irez à la plage, etc. Si vous fixez votre caisse avec une sangle ou un tendeur, vous pourrez la démonter facilement en cas de besoin. En option, une couverture en toile étanche sera bien utile pour le mauvais temps.


Le porte-poussette

Le propriétaire précédent de mon vélo m’a donné le sien, je n’ai jamais eu l’occasion de le tester (je n’aime guère les poussettes) mais ça a l’air pas mal fait. La marque néerlandaise Steco fabrique d’ailleurs quantité d’autres porte-bagages spécialisés (porte-attaché-case, porte sac à dos, etc.)


Les manchons fourrés

En hiver, les gants de ville ne sont pas suffisants pour pédaler longtemps sans se geler les doigts. Si vous n’avez pas envie de mettre d’énormes gants de ski, les manchons fourrés de polaire représentent une bonne solution. Les modèles en toile imperméable (par exemple ceux de Bikecap) vous protégeront également de la pluie.


Voilà. Au bout du compte, avec tous les équipements, dans la version luxe on a mon Fr8 à environ 1600 euros, et pour la version cheap le Montego Mover de ma compagne à 400 euros. Et quoique je voue à mon vélo une passion quasi-charnelle, l’honnêteté m’oblige à reconnaître que les deux sont très proches en termes de fonctionnalités : ils permettent de transporter confortablement nos deux enfants. La différence essentielle est que j’utilise mon vélo tous les jours et ma compagne le sien une ou deux fois par semaine – je pense que si elle venait à s’en servir tous les jours, il faudrait peut-être faire quelques petites améliorations.

En tout cas, avec quelques efforts, il est possible d’avoir quelque chose de très confortable et fonctionnel pour 500 euros, ce qui représente à peu près le quart du prix d’un bakfiets équipé, ou le tarif annuel d’une assurance auto.