20h
L’autre rive appelle et nous devons répondre :
Puissance occupante, notre incursion rue Mouff’
Chavire la moyenne d’âge, hiérarchie des pouffes,
Et j’entends déjà le barman se morfondre.
1h30
Ses us exotiques peuvent nous confondre :
L’indigène la néglige, sus à la Chouffe !
L’heure tourne, c’est la liberté qu’on étouffe –
A la rue, je regrette mais ne m’effondre.
2h30
Les promesses lointaines d’amis pourtant sages
Ne triompheront pas de notre exil en rage
Dans des caves latines aux serveuses importunes.
5h
Enfin déserté des pagnottes à vélib’,
J’entame, faute d’avoir ménagé mes thunes,
Le retour en tongs, où mes pieds ailés s’exhibent.
Le jargon de l’entreprise est intéressant en tant que matrice de nos propres fautes de langue – par capillarité, journalistes, consultants et publicistes ont absorbé les anglicismes, les tautologies et les mots rendus méconnaissables par un aller-retour, avant de régurgiter en plein dans nos bouches grandes ouvertes et avides d’esbroufe à pas cher.
•••
On m’a posé plusieurs fois la la question en privé donc ce ne doit pas être très clair : oui, vous pouvez commenter librement, sans inscription ni rien. Les seuls champs obligatoires sont ‘Nom’ et ‘E-mail’, et rien ne vous oblige à donner votre véritable e-mail.
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